TPE : L’avortement - Comment l’avortement est-il vu, vécu et perçu dans la société

HALM vous propose de pouvoir télécharger les articles avec un contenu complet et sans virus directement sur votre PC/Mac. Ces documents ont pour avantages d’être organisé, de posséder, pour certain, un contenu imagé pour une meilleur compréhension, etc... Ce document en particulier possède de nombreuses images qui ne sont pas affichées sur le fiche, la version imagée de ce document n'est disponible qu'avec le lien (les images étant trop nombreuse). Pour accéder au document, cliquez sur le lien, patientez, cliquez sur "accéder au lien" en haut, patientiez de nouveau, puis cliquer sur « continuer » en haut à droite.  
Lien de téléchargement : http://www.clictune.com/id=233885

 L’avortement


Comment l’avortement est-il vu, vécu et perçu dans la société


Sommaire :

I. Introduction. 4
II. Histoire et législation. 4
1) Histoire. 4
2) Législation. 4
a. Un tournant. 4
b. une contre-attaque des anti-IVG.. 5
c. La riposte de ceux qui défendent le droit à l’avortement. 5
d. une série de lois décisives. 6
III. L’avortement, raisons et risques. 7
1) La décision d’un avortement ; des raisons multiples et variées. 7
a. Des raisons dites « lifestyle ». 7
b. La présence d’un avortement sélectif. 8
c. Avorter pour éviter tout danger. 9
2) L’avortement, une décision à risques, qui se doit d’être réfléchie. 9
a. Des risques psychologiques chez la femme. 9
b. Des risques physiques, pour la femme et pour d’éventuelles grossesses futures. 10
3) Un moyen d’information et d’accompagnement ; le planning familial. 11
IV. Cultures. 12
1) La religion chrétienne. 12
2) La religion judaïque. 12
3) la religion islamique. 12
4) La religion Bouddhiste. 12
V. L’avortement dans le monde. 13
1) Les pays dans lesquels l’avortement est autorisé. 15
a. En Europe. 15
b. En Amérique du Nord. 16
c. En Asie. 17
d. En Océanie. 19
2) Les pays interdisant l’avortement. 20
a. En Asie. 20
b. En Amérique. 21
c. En Afrique et au Moyenne-Orient. 22
3) Les pays au milieu des débats. 23
4) Les mentalités changent. 24
VI. Critiques. 24
VII. Conclusion : 2

 

I. Introduction

L’avortement ou l’interruption volontaire de grossesse est un phénomène qui a toujours existé. De l’Antiquité à nos jours, de nombreuses femmes y ont eu recours, et parfois au péril de leur vie. Encore maintenant, il n’est pas partout accepté, et il fait débat au sein des différentes cultures et religions. Il pose également des problèmes d’ordre moral et psychologique. En effet, si certains trouvent qu’il est normal qu’il soit légalisé et accepté, d’autres pensent qu’au contraire, il devrait être définitivement interdit. Quel que soit le pays concerné, c’est un sujet qui divise fortement l’opinion publique.
On peut dès lors se demander : comment l’avortement est-il vu, vécu et perçu dans la société ?
Dans un premier temps, nous situerons le sujet en parlant de l’histoire de l’avortement et des lois les plus importantes votées à son sujet. Puis, dans un deuxième temps, nous évoquerons les raisons qui peuvent être à l’origine de la décision d’avorter et les risques également liés à une telle intervention (tant physiques que psychiques). Enfin, dans un dernier temps, nous parlerons du point de vue des différentes cultures, notamment des religions, quant à leur vision de l’avortement, ainsi que de l’avortement à l’échelle mondiale : dans quels pays il est autorisé, dans quels pays il est interdit, dans quels pays le débat est-il encore en cours…

II. Histoire et législation

Il faut tout d’abord aborder l’histoire de l’avortement, des différentes lois votées, pour comprendre comment finalement nous avons abouti à l’avortement en France alors qu’il est encore mal perçu dans notre société (même dans les pays limitrophes comme le Luxembourg, l’Irlande).

1) Histoire

De tout temps, l’avortement a existé et a été perçu comme une faute, un mal. Déjà dans l’Antiquité, les Romains donnaient des droits au fœtus : « Infans conceptus pro nato habetur » (l’enfant conçu sera considéré comme né), comme le dit le droit romain (un fœtus veut dire un enfantement, quelque chose qui porte le fruit de la fécondation). Au IVe siècle avant Jésus Christ, le serment d’Hippocrate, serment solennel que les médecins jurent avant d’exercer, promettait de ne jamais faire avorter une femme. Néanmoins, en dernier recours, il était permis car il permettait de contrôler les naissances.
Au Moyen-Age, il était formellement interdit d’avorter. L’Eglise fixait cette règle et toutes celles n’y obéissant pas étaient condamnées à mort et ce jusqu’au XVIIIe siècle, ou elles ne sont plus tuées mais emprisonnées pendant 20 ans.
Ce fut sous Napoléon, en 1810, que l’avortement ne fut plus considéré comme un infanticide. Mais cela n’est pas définitif.

2) Législation

En 1920, la loi interdit l’avortement et la contraception. Ils sont passibles d’une amende voire d’une peine de prison. Le fait de diffuser des informations à ce sujet peut être également pénalisé. En 1942, l’avortement est déclaré comme un « crime contre l’Etat » : les femmes y ayant recouru ou les personnes l’ayant pratiqué subissent la peine de mort. En 1943 meurt la dernière femme condamnée à mort pour avoir avorté.

a. Un tournant

En 1966, une femme (écrivain et féministe américaine), Betty Friedan fonde l’Organisation Nationale des Femmes qui lutte en faveur de l’avortement et de l’égalité des sexes, notamment dans le milieu socio-professionnel (dénonce le rôle de la femme, stéréotypé en tant qu’épouse et mère de famille).
En France, en 1967, la loi Neuwirth est instaurée. Elle autorise la fabrication, l’importation, la vente de moyens contraceptifs et interdit la propagande antinataliste.

b. une contre-attaque des anti-IVG

Entre 1968 et 1970, de nombreuses actions et campagnes contre l’IVG sont organisées.
Il y a également une réaffirmation de l’hostilité envers l’avortement (par l’Eglise, mais aussi des hommes politiques ou même des citoyens).

c. La riposte de ceux qui défendent le droit à l’avortement

En 1971, un manifeste est publié. Il est signé par 343 femmes, dont certaines célèbres (Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau etc… qui déclarent avoir avorté) et réclame l’avortement libre. Des luttes en faveur de l’abolition des lois contre l’avortement sont aussi menées (marche internationale à Paris du 30 novembre, par exemple).
En 1972, a lieu le procès de Bobigny (durant octobre et novembre) qui constitue un grand pas vers la loi Veil de 1975. Le procès a un énorme impact sur la société française voire européenne (adaptation cinématographique de F. Luciani).

Histoire du Procès de Bobigny :
Une jeune fille, dénommée Marie-Claire, a été violée par un garçon de son lycée et souhaite avorter. Elle en parle à sa mère et à son médecin qui ne refusera pas de pratiquer l’avortement. Malheureusement, le coût étant trop cher, la mère se tourne vers des amies qui lui conseillent une méthode. Celle-ci ne réussit pas et Marie-Claire fait une hémorragie. Elle finit à l’hôpital.
Le garçon qui l’avait violée est arrêté par la police (pour vol de voiture). Afin d’être libéré, il dénonce l’avortement de Marie-Claire. La police se rend au domicile et arrête Marie-Claire et sa mère. Elles sont mises en prison. La mère de Marie-Claire contacte une avocate connue et réputée : Gisèle Halimi (celle-ci fonde l’association Choisir l’an d’avant, qui lutte pour l’abrogation de la loi de 1920). Simone de Beauvoir est aussi mise au courant. Toutes deux décident, suite à cette histoire, de mener un procès politique : elles dénoncent la loi de 1920 et parle du fait que les Françaises sont obligées de se rendre dans d’autres pays pour pouvoir avorter ; elles évoquent également les conditions sanitaires inacceptables dans lesquelles les avortements sont pratiqués.
La jeune fille passe ensuite devant le tribunal, alors que dans le même temps, l’association Choisir et le Mouvement de Libération Féminine organise une manifestation, qui a un grand écho. Les médias s’intéressent à l’histoire de Marie-Claire. Ainsi le procès devient public. Gisèle Halimi compte sur l’opinion du public pour défendre Marie-Claire et dénoncer la loi contre l’avortement. De nombreuses célébrités assistent au procès. Finalement, Marie-Claire est condamnée à un an de prison et sa mère et ses amies sont indemnes.

d. une série de lois décisives

En 1975, la Loi Veil (projet de loi en 1974), autorisant l’IVG, est promulguée.
En 1982, une loi est proposée par Yvette Roudy (Ministre des droits de la femme qui a permis l’égalité professionnelle entre hommes et femmes) sur le remboursement de l’IVG (cf. vidéo)
En 1993, une loi est promulguée. Celle-ci considère l’entrave à l’IVG comme un délit et supprime la pénalisation de l’auto-avortement. Cette même année, des peines d’emprisonnement sont prononcées contre des membres d’un commando anti-IVG.
En 1995, vingt ans après l’instauration de la loi Veil, Simone Veil affirme lors d’un important discours « l’avortement ne représente plus en France un enjeu politique ». Néanmoins, la même année, Jean-Paul II écrit une encyclique qui condamne notamment les législations sur l’avortement et sur l’euthanasie et les États « tyrans » qui légalisent ces pratiques, « violant le droit à la vie ». Les femmes rétorquent dès lors : ce sera la Marche des femmes pour la défense du droit à l’IVG en novembre.
En 2000, les lois Neuwirth et Veil sont réformées : allongement du délai légal de 10 à 12 semaines de grossesse et assouplissement des conditions d’accès aux contraceptifs et à l’IVG pour les mineures (ces réformations se font sous la direction de Martine Aubry). En plus de cela, une nouvelle loi, relative à la contraception d’urgence (pilule du lendemain), est promulguée.
En 2001, il y a une nouvelle promulgation de la loi relative à l’IVG et à la contraception (ce qui constitue en fait une amélioration de la loi Veil de 1975).
Enfin, en 2013, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, rend gratuite l’IVG pour toutes les femmes, quelle que soit la méthode d’avortement (chirurgicale ou médicamenteuse). Les tarifs des IVG chirurgicales sont par ailleurs remis en question, afin de ne pas délaisser cette activité par les professionnels. En effet, elle déclare : « Les femmes doivent conserver le choix de la méthode. »

On comprend donc que la lutte pour la légalisation et la permission de l’avortement en France a été longue, et bien qu’il soit autorisé depuis près de 50 ans maintenant en France, il est encore mal perçu et le sujet n’est pas totalement clos. En 2013, on en parle encore alors que la lutte a commencé en 1966 (officiellement, sinon elle a commencé bien avant). De plus, cela est valable uniquement pour la France. Dans certains pays, il est toujours condamné, mal perçu, ou les lois ont été adoptées encore plus tardivement (par exemple en Belgique, l’IVG a seulement été dépénalisée en 1980 !).

III. L’avortement, raisons et risques

Au début d’une grossesse, une femme peut avoir de multiples raisons de vouloir effectuer un avortement. Ces raisons sont plus ou moins graves et sont souvent bien différentes d’une femme à une autre. Il s’agit d’une décision importante, conditionnée par des causes diverses; nous verrons qu’il peut s’agir d’éviter un danger pour la maman ou le futur enfant ou bien d’une grossesse non désirée. Il faut également que les futures mères soient prévenues des nombreux et divers risques, que nous évoquerons également.

1) La décision d’un avortement ; des raisons multiples et variées

a. Des raisons dites « lifestyle »

Il y a de nombreuses raisons différentes à l’avortement. La première, la plus fréquente, est la décision d’avorter à l’annonce d’une grossesse non désirée ; la femme est enceinte alors que ça n’était pas prévu et qu’elle ne le souhaitait pas. Pour certaines, ce n’est « pas le moment ». Elles ne souhaitent pas être mère maintenant, par exemple à cause de difficultés financières : avoir un enfant demande certaines dépenses et investissements, qu’elles ne peuvent pas forcément se permettre. Elles sont conscientes qu’elles ne seraient pas en mesure d’offrir au futur bébé une vie correcte. Elles peuvent également tout simplement ne pas se sentir prêtes à assumer le rôle qu’est celui d’une mère.

Pour d’autres, la part qu’occupe leur activité professionnelle dans leur vie quotidienne est trop importante pour qu’elles puissent accorder le temps nécessaire à une vie familiale (on peut prendre pour exemple les femmes voyageant sans cesse, travaillant dans le domaine du voyage ou du transport -pilotes, hôtesses de l’air, très souvent en déplacement, ou celles très investies dans leur profession -quand le travail devient plus important que la vie familiale-). Celles-ci n’ont pas « le temps » d’avoir un enfant, et elles sont conscientes que cela poserait un problème (perte de l’emploi, ou manque de présence auprès de l’enfant). C’est donc pour des raisons pratiques qu’elles souhaitent avorter, de grossesses accidentelles.


L’avortement peut également être lié à l’entourage de la mère, et ceci dans plusieurs cas.
Tout d’abord, il peut y avoir des problèmes dans le couple au moment de l’annonce de cette grossesse ; les désaccords peuvent découler de cette grossesse ou en être totalement indépendants ; dans les deux cas, la femme peut choisir d’avorter, pour tenter de régler les discordances, ou bien en prévision d’une séparation. En effet, élever un enfant en tant que mère célibataire est très difficile, et si certaines futures mères n’en ont pas conscience, d’autres peuvent vouloir éviter cela.

Parfois, l’avortement peut être effectué sous la pression du compagnon ou celle de la famille. C’est le plus souvent le cas lors de grossesses survenues alors que la femme est jeune ou encore adolescente et qui ne sont pas acceptées par la famille proche ; morale familiale, peur du « qu’en dira-t-on ? », honte... sont des facteurs de cette pression. Il faut cependant noter que parfois la grossesse est désirée par la jeune fille.


Enfin, la femme peut ne pas désirer une grossesse car elle a déjà des enfants bien plus grands, déjà adolescents ou adultes, ou se trouve trop âgée pour être enceinte (il faut savoir qu’à partir d’un certain âge les grossesses sont considérées comme risquées, pour la mère et pour le futur bébé), et élever par la suite un enfant.

L’ensemble de ces cas, que l’on peut qualifier d’avortements « lifestyle » constitue la grande majorité des avortements, environ 99 %. Cependant, il existe d’autres types d’avortements.

b. La présence d’un avortement sélectif

Une forme d’avortement, « l’avortement sélectif » existe également. Ces avortements ont pour but de pouvoir choisir le sexe de son enfant. Cela consiste à détruire les embryons de sexe féminin dans la plupart des cas, pour favoriser ainsi l’augmentation des naissances masculines, notamment dans les pays asiatiques, comme l’Inde, la Chine, le Pakistan, le Bangladesh, la Corée du Sud... où les fillettes reçoivent en général moins de soins que les garçons. En effet, dans ces pays, les belles familles effectuent souvent une pression forte pour inciter la future mère à avorter si elle attend une fille. Cependant, cette forme d’avortement se répand de plus en plus dans les pays occidentaux. En effet, les communautés immigrées, par exemple la communauté indienne au Royaume-Uni, a importé cette pratique. Des entreprises sont même spécialisées dans la détermination des sexes, grâce à des échographies ou à des prises de sang qui permettent de connaître le sexe de l’embryon dès 7 semaines de grossesses et de permettre aux parents d’envisager un avortement. Cette pratique est cependant illégale.
 

Une grossesse suite à un viol ou à un inceste peut également être la raison du souhait d’un avortement.

c. Avorter pour éviter tout danger

Il y a enfin une dernière catégorie de raisons, celle concernant les risques directement liés à la santé de la mère ou du futur bébé. Il s’agit cependant d’une Interruption Médicale de Grossesse, pratiquée si la poursuite de la grossesse met en péril la santé ou même la vie de la femme enceinte, ou si le fœtus est atteint d’une malformation grave et non curable.
Les raisons à l’avortement sont donc très nombreuses et variées, et différentes chez toutes les femmes et chez tous les couples. Cependant, il ne faut pas que l’avortement devienne une solution de « facilité ». Dans la plupart des cas c’est une situation que bien des femmes n’auraient pas voulu vivre, mais il faut espérer que l’avortement ne devienne pas une excuse à une baisse de la vigilance au niveau de la contraception par exemple ; c’est une solution en cas de grossesse non désirée, mais ce n’est pas une raison pour oublier de contrôler sa sexualité si l’on sait que l’on n’est pas prêt à avoir un enfant, malgré l’existence de cette solution.
Mais il faut également savoir que l’avortement comporte des risques.

2) L’avortement, une décision à risques, qui se doit d’être réfléchie

Les problèmes suivant cette opération peuvent apparaître immédiatement, ou longtemps après. Ils peuvent être de plusieurs ordres, non seulement physiques mais aussi psychologiques.

a. Des risques psychologiques chez la femme

Tout d’abord, on a remarqué un risque 65 % plus élevé de dépression chez les femmes ayant pratiqué un avortement. A cela s’ajoutent de possibles troubles du sommeil, de l’alimentation, tendance à la toxicomanie et à la consommation excessive d’alcool. En effet, les femmes ne sont souvent pas assez accompagnées après un avortement; elles peuvent être victime d’une anxiété trop présente, de regrets, qui les empêchent de vivre une vie saine. D’éventuelles violences venant du partenaire, ou traumatismes suivants un divorce ou une séparation liée à la grossesse, peuvent être une cause à ces troubles.


La femme peut également se sentir agressée dans sa conscience ; prendre conscience d’une pression de l’entourage, se sentir contrainte, coupable, regretter, avoir une impression de perte, et de colère, vis à vis d’elle-même, des équipes médicales ou de son entourage.
Des problèmes relationnels peuvent s’ensuivre ; rupture des relations avec la famille, les amis, l’entourage en général, arrêt du travail, et divorce ou séparation. Cela encourage dans certains cas les relations éphémères, qui peuvent entraîner une perte de confiance envers les hommes, des troubles de la sexualité, et une perte de confiance en soi.
Dans les pires cas, toute cette pression peut conduire la femme à se suicider.

Le regret est donc l’un des principaux risques du point de vue psychologique après un avortement, et la femme peut émettre des protestations ; dans ce cas elle peut indiquer n’avoir pas été suffisamment informée, assez bien conseillée, n’avoir pas eu assez connaissance des alternatives possibles (l’accouchement sous X par exemple ; la femme laisse sa grossesse se dérouler, mais sans prendre la garde de l’enfant après sa naissance, choisissant ou pas de laisser son identité accessible pour que son enfant puisse la recontacter plus tard s’il le souhaite). Enfin, elles expliquent souvent n’avoir pas pu prendre le temps de réfléchir, et avoir dû faire un choix, poussées par le temps, malgré le fait qu’elles n’étaient pas certaines de leur décision à l’époque.

Parmi les femmes, 80 % indiquent qu’avec du recul, elles voudraient ne pas avoir pris cette décision ; associé à la dépression et aux différents troubles liés aux regrets, on parle de symbole post-abortif.
Mais il existe aussi des risques physiques.

b. Des risques physiques, pour la femme et pour d’éventuelles grossesses futures

Il y a tout d’abord des risques de complications. En cas d’intervention chirurgicale et non médicamenteuse, la femme peut subir une perforation de l’utérus (utérus percé) ou une lacération de l’utérus (l’utérus abimé). En effet, l’introduction dans l’utérus de matériel médical, parfois en métal, le met en danger, et 2 à 3 % des femmes souffrent de l’une de ces complications. La lacération du col de l’utérus est relativement moins grave que sa perforation mais est beaucoup plus fréquente : 1 % des avortements d’un embryon de moins de 3 mois réclament des points de suture.
Cela peut entraîner des complications pour les grossesses futures (accouchements prématurés ou en avance) et peuvent entraîner une stérilité. Dans le pire des cas, les médecins peuvent être obligés de procéder à une hystérectomie, c’est-à-dire à une ablation de l’utérus.


Un avortement chirurgical accroît également de 7 à 15 fois les risques d’implantation anormale du placenta. Cela met en danger la vie de la mère et celle de l’enfant dans une éventuelle grossesse future. En effet, si l’utérus est en mauvais état, cela peut entraîner un développement anormal du placenta, et augmenter les risques de malformation fœtale, et donc d’une mort prématurée, une grossesse extra-utérine, ou la naissance d’un bébé handicapé.
La mère peut également souffrir d’une inflammation pelvienne, qui met sa vie en danger, et provoque une réduction de la fertilité. Ceci est favorisé par une infection par chlamidia au moment de l’avortement.
L’avortement augmente également les risques de cancers. En effet, une femme ayant subi un avortement a 2,3 fois plus de risques d’avoir un cancer du col de l’utérus, et des chiffres comparables sont constatés pour le foie et les ovaires. Ils sont sans doute liés aux perturbations hormonales fortes imposées à l’organisme de la femme pour déclencher l’avortement en cas d’avortement médicamenteux.

Finalement, d’autres complications mineures existent ; infections, saignements, fièvre, douleurs abdominales, vomissements, perturbation du cycle menstruel.

Les risques sont donc très nombreux et peuvent être très dangereux. Il est donc important de se renseigner, d’être bien informé, afin d’en être conscient et de les comprendre.

3) Un moyen d’information et d’accompagnement ; le planning familial

Le planning familial, (http://www.planning-familial.org/ ) est une organisation présente partout en France. Tout le monde (femmes mais aussi hommes, seul, accompagné, de tout âge) peut s’y rendre pour avoir des réponses à des questions ou inquiétudes concernant la sexualité, la contraception, les IST, les violences, les interruptions de grossesse. C’est donc un moyen non négligeable d’accéder aux conseils de professionnels et de bénévoles, qui ne jugent pas, ce qui peut permettre d’être plus à l’aise pour parler de ces sujets qu’avec la famille par exemple.

IV. Cultures

La vision de certaines personnes sur l’avortement est influencée par les religions qui jouent un rôle essentiel sur la perception de l’avortement dans le monde.

1) La religion chrétienne

La religion chrétienne a toujours été contre l’avortement. En effet, il consisterait à tuer un enfant et donc serait un meurtre commis dans l’illégalité religieuse et morale. Dans la bible, la citation « tu ne tueras pas » (selon l’évangile de Matthieu, chapitre 5) indique que la vie est un don de Dieu qui seul est le maître de la vie et de la mort. L’avortement, selon les chrétiens, n’est pas un moyen de se débarrasser de ses problèmes.

2) La religion judaïque

D’après la Halakha (la loi juive), la décision de l’avortement doit être étudiée au cas par cas. Mais dans le judaïsme, pour les traditionalistes, l’avortement est interdit car le fœtus est considéré comme un être vivant à part entière, par conséquent l’avortement est perçu comme un infanticide. Cependant, dans le judaïsme, il est aujourd’hui toléré et est possible seulement avant le quarantième jour en cas de danger pour la mère ou en cas de risque de déformation du fœtus.

3) la religion islamique

Dans l’Islam, la vie de l’humain est sacrée. Par exemple, pendant le mois du Ramadan où il est obligatoire de jeûner pendant la journée pour tous à partir de la puberté, les femmes enceintes ou allaitant peuvent ne pas s’y contraindre dans la mesure où cette pratique mettrai la vie du fœtus ou du jeune béné en danger. Même si jeûne du Ramadan est un pilier de l’Islam, la vie d’un être a plus d’importance.
L’Islam interdit donc l’avortement au nom du « respect de la vie humaine ». Le verset 31 su Sourate 17 AL-ISRA indique de manière explicite : « Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté; c’est Nous qui attribuons leur subsistance; tout comme à vous. Les tuer, c’est vraiment, un énorme pêché. ».
Néanmoins si la vie de la mère est en danger et s’il y a un risque physique et mental pour le bébé, l’avortement est possible avant l’insufflation de l’âme, c’est-à-dire avant 120 jours de grossesse. Après cette date, l’avortement est strictement interdit et est considéré comme un péché grave.

4) La religion Bouddhiste

Le bouddhisme condamne également l’avortement car il considère que la vie humaine commence dès la conception donc tuer un fœtus revient à tuer un être humain.

V. L’avortement dans le monde

Dans le monde, chaque année, environ 50 millions d’avortements sont réalisés. Cela représente une grossesse sur quatre. Néanmoins les avortements pratiqués dans des conditions mauvaises ou de manières illégales, qui représentent 48 %, provoquent la mort de 70 000 femmes. Les principales causes sont un personnel non qualifié, une mauvaise hygiène ou des grossesses trop avancées.
Dans 98 % des pays du monde, l’avortement est autorisé lorsque la vie de la mère est en danger, dans 68 % lorsqu’il y a un risque pour la santé mentale ou physique de la mère. Seuls 28 % autorisent l’avortement sans raisons médicales.
T : L’avortement dans les pays du monde en 2014
Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

1) Les pays dans lesquels l’avortement est autorisé

a. En Europe

T : L’avortement dans les pays du continent européen en 2014
Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

Au sein de l’Union Européenne, l’avortement est autorisé dans tous les pays à l’exception de l’Irlande (totalement interdit), de la Pologne (l’avortement sur simple demande est interdit), de Malte (sauf en cas de viol ou d’anomalie du fœtus), de Chypre (autorisation de l’IVG en cas de viol ou pour des raisons médicales) et de l’Espagne (sauf en cas de viol et de risques de santé pour la mère).
Une grossesse sur cinq se termine par un avortement (18,5).Parmi les vingt-sept pays, six d’entre eux totalisent environs 75 % des avortements : la France, le Royaume-Uni, la Roumanie, l’Allemagne et l’Espagne.

Cependant il existe un certain laxisme dans certains pays au niveau des lois. C’est le cas de l’Espagne qui interdit l’IVG sauf en cas de viol et de risques de santé pour la mère. Et en raison d’un certain flou autour de la conception de la santé de la femme, la majorité des femmes peuvent avorter. Cela explique la place de l’Espagne dans les six pays qui avortent le plus en Europe.

Les pays non membres de l’Union Européenne comme la Suisse, la Norvège, Serbie et Monténégro l’IVG est autorisé sur simple demande (mise en application en Suisse en 2002). La Turquie autorise l’IVG avec l’accord du conjoint. En Serbie, l’avortement est autorisé (avec accord des médecins) mais la place de l’Église et du gouvernement (au nom d’une société stable avec des familles) a fait que le nombre d’avortements a diminué. Monaco autorise depuis 2009 l’avortement en cas de risques de santé.

b. En Amérique du Nord

T : L’avortement dans les pays du continent nord-américain en 2014

Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

Au Canada, l’avortement sur demande est autorisé.
Aux États-Unis, l’avortement est un droit inaliénable. Il est impossible à un Etat d’interdire l’avortement.

c. En Asie

T : L’avortement dans les pays du continent nord-asiatique en 2014
Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

En Asie centrale, la plupart des pays sont pour l’avortement : Russie, Chine, Cambodge (14 semaines) Corée du Nord (pas de délai) Mongolie, Népal, Singapour (24 semaines) Vietnam, etc…
La Russie par exemple est l’un des premier pays du monde à légaliser l’avortement. L’avortement y est considéré comme un simple moyen de contraception.
En Chine l’avortement est légal mais aussi encouragé, voir obligatoire. En effet, la politique de régulation des naissances en Chine impose la « politique de l’enfant unique », c’est à dire l’obligation pour les familles de n’avoir qu’un seul enfant sous peine d’amende si la famille en possède plus de un.
T : L’avortement dans les pays du continent sud-asiatique en 2014
Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

Dans certains pays d’Asie du Sud et du Sud-Est, comme par exemple au Japon, l’avortement est autorisé si le fœtus met la vie de la mère en danger. En Inde, l’avortement est autorisé pour « raisons sociales » (statut sociale, situation familiale, etc…).

d. En Océanie

T : L’avortement dans les pays du continent océanique en 2014

Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

En Australie, le pays étant divisé en état, chaque état possède sa propre législation. Il y a environ 90.000 avortements chaque année en Australie.
T : L’avortement en Australie
       Légal sur simple demande
     Illégal avec pour exceptions : viols, danger pour la vie de la mère, malformation grave du foetus (physique ou risque de déficience mentale)
       Illégal avec pour exceptions : danger pour la vie de la mère (mental ou physique)

En Nouvelle-Zélande, l’avortement sur demande est accessible. La loi sur la contraception, la stérilisation et l’avortement de 1977 autorise les femmes à avorter dans un grand nombre de cas différents, notamment le danger pour la santé mentale de la mère.
Deux certificats de docteurs sont requis pour pouvoir avorter.

En Indonésie, il est interdit d’avorter sur demande sauf pour sauver la vie de la femme enceinte.

2) Les pays interdisant l’avortement

a. En Asie

En Asie du Sud et du Sud-Est, on retrouve également certains pays où l’avortement est interdit en partie. De plus dans les pays où l’avortement est autorisé, on retrouve comme en Chine, en Vietnam, en Pakistan, en Corée du Sud, en Taiwan, etc… une sorte d’avortement sélectif. En effet, les garçons présentent des avantages économiques et sociaux que la famille veut préserver, comme la rente de la mariée, la richesse familiale, etc… Et donc le nombre de naissances masculines dépasse celui des naissances féminines car les mères n’hésitent pas à avorter si le fœtus est de sexe féminin.

b. En Amérique

T : L’avortement dans les pays du continent sud-américain en 2014

Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

Au Mexique, l’avortement est interdit dans tout le pays pour protéger la vie de l’individu « de la conception à la mort naturelle ». Cependant dans le district fédéral de Mexico, l’avortement est autorisé jusqu’à 12 semaines.
A l’exception de Cuba, de la Guyane et de l’Uruguay dans lesquelles l’avortement est autorisé, l’avortement est prohibé dans tous les autres Etats de l’Amérique du Sud pour diverses raisons comme la santé du fœtus en Colombie, au Périe, au Bolivie, en Argentine par exemple. Trois pays interdissent toutes formes d’avortement : le Chili, le Nicaragua et le Salvador. Le Chili a l’une des législations les plus conservatrices au niveau de la famille d’Amérique.

c. En Afrique et au Moyenne-Orient.

T : L’avortement dans les pays du continent africain et du Moyenne-Orient en 2014
Légende :
      Légal sur demande
     Légal en cas de raisons socioéconomiques
     Légal en cas de raisons de santé
      Légal pour sauver la vie de la mère ou illégal
     Non renseigné

Il y aurait environ 9 millions d’avortement en Afrique chaque année (d’après l’UNFPA, Fonds des Nations unies pour la population). Ces avortements ont lieu dans des circonstances illégales et dangereuses pour la plupart. Elle causerait la mort d’environ 47000 femmes et des maladies ou complication chez plusieurs millions de femmes après l’avortement. Ce phénomène de clandestinité est accru par la politique de certains pays qui limite les moyens contraceptifs et l’avortement.
L’Afrique du Sud et la Tunisie sont les seuls pays à autoriser l’avortement.

Plus de 95 % des avortements sont clandestins en Afrique et en Amérique du sud

3) Les pays au milieu des débats

Aux États-Unis, l’avortement fait l’objet de débats entre les Républicains et les femmes dans un débat sur la contraception qui englobe l’avortement. Et même si les Républicains ne peuvent enlever ce droit, ils essayent d’assouplir cette loi en modifiant les conditions. Actuellement dans 41 États, l’avortement est soumis à des délais :
  • 22 États autorisent l’avortement jusqu’à la viabilité du fœtus (à partir du 6ème mois environ) ;
  • 4 États autorisent l’avortement jusqu’au 3ème trimestre ;
  • 15 États autorisent l’avortement jusqu’à la 20ème.
D’autres états comme la Caroline du Nord, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud ont imposé de nouvelles conditions comme le déremboursement de l’avortement sauf en cas de danger pour la mère, comme la détection du battement du cœur du fœtus à l’échographie ou comme imposer un délai de réflexion de 72h, hors week-end et jours fériés.

Ce débat a également lieu en Espagne. L’avortement était autorisé en Espagne. D’après une loi de 2010 sous le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, l’avortement est autorisé sans aucune condition jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse.
Mais le 20 décembre 2013 un avant-projet de loi a été adopté par le Conseil des ministres. Il représentait une promesse de campagne de Mariano Rajoy. Cet avant-projet de loi restreint l’avortement à deux conditions : en cas de viol et si la santé de la mère est menacée. Le cas de malformation du fœtus est même exclu du droit à l’avortement. Il défende l’intérêt de la mère et l’embryon. Cet avant-projet de loi a suscité en Espagne, comme en France et en Europe de vives réactions contre cette loi.


Le débat de l’avortement resurgit également dans certains pays lorsqu’un incident remet en cause l’interdiction : viol, santé de la mère ou du fœtus.
Au Chili par exemple le cas d’une jeune fille de 11 ans enceinte après le viol de son beau-père a provoqué l’indignation chez certains personnages politiques et chez les associations de défense des femmes qui jugent inacceptable le fait que cette fille soit obligée garder l’enfant. Néanmoins le gouvernement se dit défendre la vie de l’enfant à naître et il est soutenu par certaines associations antiavortements comme Siempre por la Vida (« toujours pour la vie »).

4) Les mentalités changent

Cependant les mentalités changent avec le temps. Au Chili par exemple, l’avortement en cas de viol, en cas de danger pour la mère, en cas de malformation du fœtus semble de plus en plus accepter. L’avortement par choix maternel constitue toujours une idée mal vue chez les Chiliens.

De plus, la Chine a mis fin à sa politique de l’enfant unique et donc les familles ne sont plus contraints d’avorter pour éviter les amendes.

En Océanie, l’Etat de Victoria a légalisé l’avortement jusqu’à 24 semaines alors qu’avant l’avortement était illégal sauf si il y a un danger pour la vie de la mère.

Plus les lois restreignent le droit à l’avortement, moins les moyens contraceptifs sont disponibles pour les femmes et plus le nombre d’avortements, surtout clandestins et dangereux. Pour éviter cela, politiciens doivent agir de leur mieux pour mettre en place des mesures évitant la création de ce cercle dangereux.

VI. Critiques

On peut tout d’abord estimer que les pourcentages et les effectifs évoqués au long de l’explication ne sont pas partiels. En effet les chiffres fournis ne correspondent pas aux chiffres réels. Cela s’explique par le fait que les chiffres réels ne peuvent être connus. En effet, par exemple les pourcentages de femmes ayant eu recourt à l’I.V.G. sont effectués sur un effectif limité, une population réduite (comme la plupart des pourcentages). Il en est de même pour les troubles post-avortements. De plus certaines femmes ou familles cachent leurs recourt à cette méthode ou leurs troubles. On peut donc considérer que les chiffres ne sont qu’un ordre d’idée.
Les cartes exploitées au long de l’explication proviennent d’un site spécialisé sur l’avortement qui actualise chaque année ces données. Cependant elles ne sont pas fiables. En effet même si elle indique la date de 2014, elles ont été réalisés à partir des donnés de 2013. Elles appliquent un modèle parmi les cinq possibles aux pays du monde. Aussi on peut critiquer cette possibilité car les modèles ne peuvent pas représenter la situation précise des pays sur l’avortement. Il est possible que dans le pays la loi possède plus de modalités qu’indiquées. En effet certains pays, comme les pays fédéraux tels que les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Australie, ne possèdent pas une seule politique sur l’avortement mais plusieurs. Cela n’est pas transcrit sur les cartes.
Dans un cas général les politiques de certains pays sont souples, là où les cartes indiquent une interdiction d’avortement, l’avortement reste existant tout de même : avortements illégaux, non déclarés, soudoiement, etc…

VII. Conclusion

L’avortement, s’il paraît aujourd’hui relativement évident et aisé à pratiquer, n’a pas toujours été acquis. Il ne faut pas oublier qu’il était autrefois perçu comme un crime, jusqu’à la loi Veil, promulguée en 1975, et autorisant en France l’Interruption Volontaire de Grossesse.
Si en France, ce droit est acquis, il n’est cependant pas perçu positivement par tous, et est encore au cœur de certains débats en 2014 ! De plus, il n’est pas existant partout dans le monde ; si il est (en général) autorisé en Europe, en Amérique du Nord, en Australie, il est assez mal perçu dans les pays du Sud, et n’est souvent autorisé qu’en cas de danger pour la femme ou le futur enfant (ce qui est cependant un progrès). Ce sont souvent les religions qui conditionnent cela, et leur discours est le même, quelles qu’elles soient, car elles partagent en général les mêmes valeurs ; la protection de la vie est pour elles primordiale, et avorter revient ainsi à effectuer un crime. Il faut cependant se demander si l’interdiction de l’avortement est si efficace que cela. En effet, en interdisant l’avortement (pour limiter le nombre d’embryons tués), les gouvernements encouragent indirectement l’avortement clandestin ; dans des conditions déplorables, les femmes sont souvent mal opérées, sans hygiène correcte et par un personnel non compétent. Le risque de décès, d’infections, n’en est alors que plus grand.
En France, la lutte pour acquérir ce droit a été longue, fastidieuse, et révèle la volonté et le besoin des femmes d’avoir un contrôle sur leur vie. En effet, une grossesse, quand elle n’est pas désirée, peut changer la vie quotidienne d’une femme, et certaines ne se sentent pas prêtes à cela. L’avortement est donc le seul moyen pour elles d’éviter cette grossesse qui selon elles ne convient pas à la vie qu’elles souhaitent mener à cette période. Cela permet aussi un contrôle sur la santé ; parfois une grossesse peut être dangereuse pour la vie de la femme, ou du futur bébé. L’avortement est alors une décision douloureuse mais évite à la mère de se mettre en danger. Mais l’avortement ne doit cependant pas être choisi comme une facilité ; malgré l’existence de cette alternative, il ne faut pas diminuer la vigilance quant à la contraception. Il faut également bien réaliser que cette opération, qu’elle soit médicamenteuse ou chirurgicale, comporte des risques, très nombreux, et dont la gravité peut être importante pour la mère et des futures grossesses.
En se tournant vers l’avenir, on peut se demander comment va évoluer cette pratique, ainsi que la manière dont elle est perçue. Au niveau mondial, il semblerait que les gouvernements deviennent peu à peu plus ouverts d’esprit quant à l’avortement (cependant il peut aussi y avoir des retours en arrière, en Espagne par exemple, où la droite annonce une remise en cause de ce droit, ne l’autorisant qu’en cas de viol ou de grave danger –mesure fortement contestée-). Il faut cependant éviter une banalisation de cette pratique et responsabiliser les jeunes générations en les informant et en leur proposant des moyens de renseignement, grâce auxquels ils peuvent être conscients de la responsabilité que cela engage. Malheureusement, si la France est un pays où l’information est (plutôt) accessible, les pays moins développés y ont beaucoup moins accès…




SITOGRAPHIE







http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_l’avortement#Am.C3.A9riques



http://avortementivg.com/

http://www.planning-familial.org/

http://www.scienceshumaines.com/

http://www.ivg.net/

http://www.avortement.net/page-avortement/legislation

http://www.avortementivg.com/

http://www.sante.gouv.fr/ivg

http://tpe-histoire-avortement.e-monsite.com/

Ailleurs sur le web