Latin : exposé sur Carthage et les guerres puniques




Exposée : Carthage et les guerres puniques

I) Origine de Carthage
La légende : après que son frère, le roi de Tyr, Pygmalion eut tué son mari Sycée, Didon avec sa sœur et d’autre phéniciens s’enfuient vers le Nord de l’Afrique. Hiarbas, roi des lieux, lui promit de lui offrir une parcelle de territoire aussi grande que pourrait recouvrir une peau de bœuf. Elle la découpa en fines lanières et elle entoura un grand territoire pour y bâtir une citadelle. Carthage naquit ainsi en 814 av. JC. L’histoire : Carthage a été fondée en 663 av. JC., par des marins tyriens, au nord de l’actuelle Tunis.
Carthage réussit à soumettre les tribus libyennes et à rassembler les colonies phéniciennes pour prendre le contrôle sur le reste du littoral de l’Afrique du Nord. Au début du 5ème siècle avant J-C, l’amiral Hannon fait une expédition sur le littoral Atlantique de l’Afrique du Nord ce qui est un succès. Peu après, Carthage domine l’Espagne, la Corse et la Sicile. Au fil des siècles, elle est devenue un empire commercial et elle a su diversifier ses activités grâce à ses exportations de fruits, d’or, d’ivoires et d’animaux sauvages d’Afrique, des mines d’argent et de plomb en Tunisie.
Pour protéger ses voies de commerce majoritairement maritime, elle se munit d’une flotte colossale composée de puissants navires.
La Sicile a été très importante dans son développement et dans sa suprématie, elle a été très convoitée par les grecs et les phéniciens durant cette période. En 490 av. JC., Gélon le tyran de Syracuse essaie de prendre l’île mais Carthage y envoie le commandant Hamilcar Ier. Mais les carthaginois sont vaincus à Panormus lors de la bataille d’Himère. A la suite de cet incident la ville remplace son gouvernement aristocratique par une république.

II. Les guerres puniques Carthage prend la ville de Messine Carthage prend la ville de Messine
                La première guerre punique débuta en 264 av. JC. lorsque Carthage prend la ville de Messine, qui était à l’époque une ville très stratégique. Jusqu’en 261 av J.C. Messine est le seul objectif des romains. Ils s’allient alors avec le roi de Syracuse et parviennent à prendre Agrigente et Ségeste. Pourtant Carthage résiste et prend même l’avantage. Pour pallier aux puissantes flottes carthaginoises, les romains créent leurs propres navires de guerre. En 260, la première grande victoire navale de Rome est remportée à Myles. Forts de leurs victoires, les romains décident de débarquer en Afrique, cette action se solde par un échec. En 255 av. JC. les deux peuples sont très affaiblis, il n’y a de fait aucun vainqueur jusqu’ici. Entre 254 et 248 av. JC. Carthage prend l’avantage, Rome se trouve au bord de la défaite. Cependant, Carthage n’attaque pas Rome et préfère protéger ses intérêts commerciaux. Les romains décident alors d’attaquer Carthage, ils renouvellent leurs alliances et reconstituent une flotte puissante. Rome parvient alors à remporter la première guerre punique, et ainsi récupérer la Sicile et des iles situées entre l’Italie et cette dernière. A la fin de la première guerre punique, la situation est de Carthage est rude car elle doit faire face à la révolte de ses mercenaires, ces derniers n’étant plus payés par manque de moyens.
                La deuxième guerre est due à l’assiègement de Sagonte en 219 av. JC., par les carthaginois. Ces derniers transgressent le traité de Rome de 241 av. JC. Traité qui interdisait aux puniques de franchir le fleuve de l’Ebre le fils d’Hamilcar Barca, le général Hannibal se trouve à ce moment-là à la tête des forces carthaginoises. Ce dernier était un général très ingénieux, il décida attaquer les romains par surprise les romains en passant par la terre, et donc les Alpes, plutôt que par la mer. Il s’installe en Espagne afin de préparer son armée qui était composée de 70 000
hommes et une quarantaine d’éléphants. Grâce à cette stratégie, les carthaginois parviennent à vaincre Scipion sur le Tessin en 218 av. JC., et à infliger deux défaites cuisantes aux romains : en 217 av. JC., défaite au bord du lac Trasimène, plus de 15 000 romains périrent. Et en 216 av. JC. 45 000 furent tués dont le consul et 20 000 furent prisonniers. Les carthaginois continueront de vaincre les romains pendant 3 ans, sans jamais prendre Rome car Hannibal pensait la victoire trop incertaine. Cependant, les romains parviennent à bloquer les renforts carthaginois et retournent la situation grâce à plusieurs victoires décisives : en 211 av. JC., reprise de Syracuse ; en 210, reprise de Capoue ; en 209, reprise de Tarente et prise de Cathage, et enfin en 207, l’armée romaine anéantie l’armée carthaginoise qui devait aider Hannibal, sur les bords du Métaure. Hannibal se retrouve sans renforts dans le sud de la péninsule. En 204 av. JC., les romains débarquent en Afrique, près d’Utique. En 202, à Zama, les romains remportent une bataille capitale qui leur permet de prendre Carthage la totalité de ses possessions hispaniques, ils détruisent la flotte carthaginoise et l’empêche de se remilitariser. Je ne veux pas manger de feuille de papier

III) La fin de la puissante cité africaine
A la fin de la deuxième guerre punique, la ville de Carthage n’est plus puissante et affaiblie et ruinée. Cependant, voyant que Carthage retrouvait peu à peu sa puissance, Rome commença à se méfier d’un renouveau de la cité. C’est ainsi que les Romains cherchèrent un prétexte pour désarmer Carthage. Ils attaquèrent à Carthage. Les Carthaginois voulurent négocier, leurs ennemis leurs imposèrent trois conditions très contraignantes : le désarmement total du matériel de guerre, l’envoi de 300 otages faisant partie des familles les plus nobles et les plus riches de Carthage, la destruction de Carthage pour ensuite aller la reconstruire à 15 km de la mer. Bien que Carthage obéît aux 2 premières conditions, elle refusa la dernière, ce qui déclencha la guerre. N’ayant plus d’armes, les Carthaginois durent en forger de nouvelles très rapidement. Ils fortifièrent les murs de toutes parts, vers la mer et vers la terre. Ce dernier élan de patriotisme permit le regroupement des hommes et des femmes de toutes conditions, l’armée ayant été dissoute auparavant. La force et le courage des Carthaginois purent repousser l’offensive romaine. Rome envoya des renforts pour « contrer la contre-offensive ». Les Carthaginois résisteront pendant 2 ans. Un nouveau chef est nommé à la tête de l’armée romaine : il s’agit de Scipion Emilien, le fils adoptif de Scipion l’Africain, consul romain, célèbre pour ses exploits militaires. Après ce changement de consul, les alliés des Carthaginois sont vaincus par Rome. Carthage doit défendre toute seule ses fortifications à partir de 146 av JC. Au bout de 3 mois, les Romains prirent possession du port. Scipion Emilien lance une dernière fois l’assaut, réussite des Romains qui sera fatale à Carthage. Pendant une semaine, les Romains et les puniques se battirent dans la ville. Dans chaque rue se livraient des batailles sans merci. Au bout du septième jour, une grande partie des Carthaginois se rendirent pour qu’on leur laisse la vie sauve mais ils furent vendu comme esclaves ensuite. Les derniers Carthaginois, quant à eux, se réfugièrent dans le temple d’Eschoum où ils mirent le feu pour éviter de se rendre à leurs ennemis.
La fin de la troisième guerre punique marqua la ruine et la destruction complète de Carthage qui fut brûlée ensuite (on raconte que l’incendie dura plus de 10 jours). D’après la légende communément admise, l’armée romaine répandit du sel sur les sols cultivables de la cité pour empêcher toute agriculture. Après la destruction totale de Carthage, Rome est la plus puissante de toute la Méditerranée.

En 29, Auguste ordonna l’envoi de 3000 familles pour repeupler. Peu à peu, la ville de Carthage se reconstruit et retrouve le statut de ville puissante. Un siècle plus tard, la cité atteint près de 400 000 habitants. La Carthage antique n’existe plus, elle devient et elle se convertit au christianisme plusieurs siècles plus tard. Au fil des années, Carthage changera de système politique et de croyance (islam en majorité) afin de devenir l’actuelle Tunis, capitale de la Tunisie, Etat du Maghreb.


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