Une guerre restée froide : risques et évitements dans les rapports Est Ouest, 1947-85 (composition)


Introduction
1945 : fin de la WW2 marquée par la victoire des alliés (dont les Etats-Unis et l’URSS)
Paix qui ne va pas durer avec l’apparition d’une « guerre » en 1947 appelée la Guerre Froide
  • Définie en 1947 par des journalistes Américains (dont Walter Lippmann)
  • Guerre entre 2 blocs avec à la tête de chaque bloc une superpuissance (Etats-Unis & URSS)
  • Guerre idéologique (doctrine Truman/Jdanov)
  • Guerre indirecte
  • Utilisation d’instruments (Political Walfare, course aux armements, compétition dans plusieurs domaines comme la science, le sport, l’espace)
La « Guerre Chaude » n’a jamais eu lieu mais de nombreux conflits ont eu lieu au nom de la Guerre Froide par pays-tiers.
Début d’un processus de dialogue en 1985 avec la rencontre Reagan/Gorbatchev, qui conduira quatre ans plus tard, à la disparition du communisme et à la fin de la Guerre Froide.

Problématique
Comment se manifeste l'affrontement entre les deux blocs tout au long de cette période ?

Développement

I. Les risques

1. Le risque des tensions qui dégénèrent avec les crises de Guerre Froide

Le blocus de Berlin (1948-1949) : provocation soviétique (interdiction de ravitaillement) contre détermination occidentale (maintenir cette parcelle symbolique de "monde libre") 
La guerre de Corée (1950-1953) : l'expansion communiste contre la volonté de la contenir ; la Guerre froide cesse de l'être complètement (2 millions de morts).
La crise de Cuba (1962) : le paroxysme de cette guerre qui oppose la protection soviétique contre l'insupportable insécurité du territoire américain. 
  
2. Le risque permanent entre les organisations et les arsenaux militaires

Les deux principales forces en présence : OTAN contre Pacte de Varsovie

Les présences militaires  les risques de confrontations dans le monde entier comme par exemple les flottes américaines, les pactes militaires (OTASEBagdad), la présence militaire soviétique dans les pays à régime communiste. 

La menace nucléaire : le discours de Kennedy lors de la crise de Cuba qui promet des représailles massives en cas d'agression 

La crise des euromissiles : crainte d'une 3ème guerre mondiale relancée à partir du théâtre européen. 
  
Transition
Le risque comme soubresaut ou comme permanence, l'estampille de la Guerre froide.
Pour les risques précédemment évoqués n’ont jamais aboutis. Cela prouve qu’ils ont toujours été accompagnés de multiples évitements
  
II. Les évitements

1. Les évitements qui accompagnent les tensions dans les crises de Guerre Froide 

Le blocus de Berlin : un pont aérien pour éviter la guerre 
La guerre de Corée : le renvoi de Mac Arthur pour éviter le pire (bombe atomique) 
La crise de Cuba : le dénouement amorce une période de détente entre les deux Grands 
  
2. L'arsenal nucléaire comme garantie d'évitement pour assurer l'équilibre de la Terreur

Le traité de non-prolifération nucléaire (1968) : la prise de conscience dans les deux camps d'une vraie menace planétaire 
Les accords SALT (1972) : la prise de conscience d'une saturation dans la course à l'armement 
  
3. Les bonnes résolutions pour éviter le conflit conduisent à la coexistence pacifique et la Détente

Les principes de la coexistence pacifique (1956) : entretenir une "saine" rivalité (compétition économique, scientifique) 

Les actes de la détente
  • Mise en place du « téléphone rouge »
  • Ostpolitik et Helsinki : reconnaissance mutuelle

4. A la limite de l'évitement, les conflits régionaux

En Asie : guerre du Viet Nam 
En Afrique : l'Angola, guerre civile sur fond de guerre froide (soutien des deux grands à des forces locales opposées) 

Transition
Tout comme le risque, l'évitement a aussi été une marque de fabrique des relations Est-Ouest comme sortie de crise mais également imposé par l'équilibre de la terreur et comme ligne de conduite diplomatique. 
Toutefois l'évitement a aussi connu ses limites, la "Guerre" n'est pas restée « froide » à l'échelle de certaines régions du monde.

Conclusion
La 1ère moitié des années 80 reflète assez bien l'imbrication complexe des risques et évitements propres aux relations Est Ouest : regain de tension, nouvelle menace nucléaire puis début de dialogue entre les deux grands (désarmement). 

Cela a été marqué par l'interaction entre ces deux réalités contraires pendant la période de la guerre froide. Les risques et les évitements ont tour à tout pris le dessus l'un sur l'autre et parallèlement se sont imposés comme une permanence dans les relations Est Ouest.

Ouverture
La fin d'un risque marque-t-elle de nouveaux risques dans un nouvel ordre mondial ? 

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