Résumé de L'Aventure de Walter Schnaffs, Maupassant


Personnages :

Walter Schnaffs (soldat prussien)
Ratier (Le colonel)

Résumé :

Depuis son entrée en France avec l'armée prussienne, Walter Schnaffs était le plus malheureux des hommes. Il était gros, marchait avec peine, soufflait beaucoup et souffrait des pieds qu'il avait fort plats et fort gras. Il était pacifique et bienveillant, père de quatre enfants et marié. Il aimait manger de bonnes choses et boire de la bière. Il n’aimait pas les canons, les fusils, les revolvers, les sabres, les baïonnettes… Et Walter Schnaffs pleurait quelquefois. Depuis des mois il vivait ainsi dans la terreur et dans l'angoisse.

Son armée s'avançait vers la Normandie. Il fut un jour envoyé en reconnaissance avec un détachement pour explorer une partie du pays et se replier ensuite. Tout semblait calme dans la campagne, rien n'indiquait une résistance préparée. Or, les Prussiens descendaient dans une petite vallée et une troupe de francs-tireurs apparut.

Alors, apercevant un large fossé, Walter Schnaffs y sauta, pour échapper aux Français. La nuit venait. Il ne pouvait rester dans ce ravin et s'y cacher jusqu'à la fin. car il fallait manger tous les jours. Il devait devenir prisonnier des Français! Il serait sauvé, nourri, logé, dans une prison bien gardée. Mais en sortant s'il rencontrait des paysans ? s'il rencontrait des francs-tireurs ? s'il rencontrait l'armée française elle-même. Après des heures d’angoisse, il aperçut le ciel qui devenait clair et s'endormit.

Quand il se réveilla, il était midi. Il se rassit pour réfléchir pendant deux ou trois heures encore. Il fallait qu’il guette le passage d'un villageois et de se remettre en ses mains en lui faisant comprendre qu'il se rendait. Alors il ôta son casque, dont la pointe le pouvait trahir, et il sortit son trou. Il attendit ainsi jusqu'au soir, la nuit encore tomba sur lui et il s'endormit d'un sommeil. Il se réveilla le matin. Il continua à observer, il commençait à avoir peur de mourir faim !

Mais, dès que le soir obscurcit la plaine, il sortit du fossé, et se mit en route, vers le château lointain, préférant entrer là-dedans plutôt qu'au village. Les fenêtres étaient même ouvertes, et une forte odeur de viande s'en échappait, sans réfléchir, il apparut, casqué, dans le cadre de la fenêtre. On aperçut l'ennemi (le Prussien) et tout le monde partit !

Il enjamba le mur d'appui et s'avança vers les assiettes. Puis tout mouvement, toute agitation cessèrent, et le grand château devint silencieux. Il se mit à manger, par grandes bouchées et prenait alors la cruche et se déblayait l'œsophage. Après avoir mangé, il déboutonna son uniforme pour souffler, incapable de faire un pas.

Des ombres glissaient dans les fourrés. Soudain, on donna l’attaque. En un instant cinquante soldats bondirent dans la cuisine, lui posèrent sur la poitrine cinquante fusils chargés et le lièrent des pieds à la tête. Et il fut prisonnier.   Un officier annonça que d’autres Prussiens avaient fui après être blessé (faux).Ce fut la victoire.

Le colonel écrivit sur un carnet qu’il y avait eu 50 Prussiens et que plusieurs d’entre eux était prisonnier (ce qui est faux). Au jour levant, on arrivait à la sous-préfecture de La Roche-Oysel. La population fut ravie. Et les soldats mirent Walter Schnaffs dans une prison entourer de deux cents hommes.   

Le Prussien, fou de joie, se mit à danser, à danser éperdument, en levant les bras et les jambes, à danser en poussant des cris frénétiques, jusqu'au moment où il tomba, épuisé, au pied d'un mur. Il était prisonnier ! Sauvé !

C'est ainsi que le château de Champignet fut repris à l'ennemi après six heures seulement d'occupation. Le colonel Ratier, marchand de drap, qui enleva cette affaire à la tête des gardes nationaux de La Roche-Oysel, fut décoré (pour les fausses informations)

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