Résumé de Cheval de Guerre, Michael Morpurgo

Un cheval raconte sa vie à la première personne comme s’il parlait. Ses souvenirs les plus lointains remontent au jour où sa mère et lui ont été vendus et séparés pour toujours. Lui, a été acheté par un fermier alcoolique qui le maltraite. Heureusement, le fermier a un jeune fils âgé de 13 ans, Albert, qui prend le poulain en affection. Ensemble, le jeune garçon et le cheval grandissent à la ferme. Albert donne un nom au cheval, ce sera Joey. Il lui apprend à labourer les champs.

Un soir d’été, on apprend que la guerre est déclarée contre l’Allemagne. Quelque temps plus tard, le père d’Albert emmène Joey au village pour le vendre à l’armée britannique sans prévenir son fils. Quand Albert arrive, c’est trop tard, le cheval est vendu. À ce moment-là, Albert veut s’engager dans l’armée pour suivre son cheval mais il est encore trop jeune et l’officier refuse. Désormais, Joey appartient à l’armée et suit son entraînement pour devenir cheval de cavalerie. Pendant cette courte période, le capitaine Nicholls s’occupe de lui. Lors d’une sortie de cavalerie, Joey fait la connaissance de Topthorn, un autre cheval aussi puissant que lui mais plus endurant. Puis tous deux sont embarqués sur un bateau à destination de la France, là où se déroule la guerre.

Très vite les deux chevaux sont engagés dans la bataille. Le canon gronde, les mitrailleuses tirent. Le cavalier de Joey, Nicholls, est tué lors de ce premier assaut. Suite à ce baptême du feu, Joey est confié à un nouveau cavalier, le soldat Warren. Ce n’est pas un bon cavalier mais il prend soin de Joey et s’attache à lui.

L’hiver arrive. Les chevaux sont de moins en moins utilisés pour des attaques et restent en arrière du front. Mais un jour, une nouvelle charge de cavalerie est décidée. C’est un carnage. Les obus, les mitrailleuses et les barbelés tuent un grand nombre de chevaux. Joey et Topthorn parviennent jusqu’aux tranchées ennemies, chevauchés par Warren et Stewart mais ils sont faits prisonniers par les soldats allemands. Chevaux et cavaliers sont séparés. Désormais, Joey et Topthorn servent à évacuer les blessés du champ de bataille en tirant des charrettes-ambulances. Le soir, ils sont confiés à un grand-père et sa petite-fille Emilie qui habitent une ferme. Ils sont français et sont les seuls survivants de leur famille ravagée par la guerre. Tous les soirs, Emilie s’occupe des deux chevaux avec amour. Pendant un temps, la guerre s’éloigne et les deux chevaux redeviennent des bêtes de ferme.

Mais un soir d’été, une colonne d’artillerie allemande fait escale à la ferme et le lendemain les soldats réquisitionnent les deux chevaux pour les atteler à un canon. De nouveau, Joey et Topthorn connaissent la vie difficile du front. Les mauvais soins, la mauvaise nourriture, le froid, la pluie, la boue et le manque d’abri affaiblissent les chevaux de l’attelage. Les efforts demandés les épuisent. Mais quand le printemps revient, Joey et Topthorn retrouvent des forces. Au cours de l’été, les deux chevaux se trouvent en retrait du front. Un vieux soldat allemand, Friedrich, les prend en affection. Il n’aime pas la guerre et trouve un réconfort chez les chevaux. Avec lui, ils transportent des obus. Mais un jour, les forces de Topthorn l’abandonnent et il meurt. Au cours du bombardement qui suit, c’est Friedrich qui est tué à son tour. Son corps roule contre celui de Topthorn. Joey passe la nuit à leurs côtés mais au matin, les combats reprennent et Joey décide de s’enfuir.

Mais autour de lui, la guerre fait rage et après s’être blessé sur des barbelés, il se perd sur un champ de bataille. Le voilà coincé sur le no man’s land entre les deux tranchées ennemies et les barbelés. Un soldat allemand vient le chercher mais rapidement, un soldat gallois arrive aussi. Le destin de Joey va être tiré à pile ou face. C’est le Gallois qui gagne et il emporte le cheval vers sa tranchée. Alors on emmène Joey dans un hôpital vétérinaire. Là, il est confié à un jeune soldat qui doit le décrasser. Joey l’a reconnu à sa voix mais le jeune soldat mettra du temps à reconnaître le cheval de son enfance. Le jeune soldat, c’est Albert.

Malgré la joie des retrouvailles, la santé de Joey décline. Il a attrapé le tétanos. Il faudra toute la patience et l’affection d’Albert pour qu’il guérisse. La fin de la guerre approche. Les soldats vont bientôt rentrer chez eux. Mais l’armée britannique décide de ne pas ramener les chevaux en Angleterre. Ils seront tous vendus sur place.

Le lendemain, alors que Joey risque d’être acheté par un boucher de Cambrai, un vieillard surgit et surenchérit. Joey l’a reconnu, c’est le grand-père d’Émilie. Très déçu de n’avoir pas lui-même remporté la vente, Albert demande à rencontrer le vieillard. Les deux hommes discutent, se racontent leur histoire, l’amour qu’ils portent chacun à Joey. Finalement, le grand-père est heureux de revendre le cheval à Albert pour une pièce de monnaie symbolique. Emilie, sa petite-fille qui est morte de chagrin l’année précédente, aurait sans doute approuvé son choix. Albert fait la promesse au grand-père qu’il s’occupera bien de Joey là-bas, en Angleterre, dans sa ferme, où le cheval et lui vont enfin pouvoir vivre en paix.

Ailleurs sur le web